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Le
syndrome sudorien, appelé aussi muscarinien, est observé
après l'ingestion de champignons contenant de la muscarine.
Ce syndrome est tout à fait caractéristique des propriétés
parasympathomimétiques de la muscarine. Il s'oppose point par point
au syndrome atropinique.
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3.
Symptômes.
L'intoxication débute, le plus souvent, par une sensation de malaise
général avec bouffées vasomotrices, céphalées,
nausées, troubles gastro-intestinaux et troubles de la vision.
Rapidement, le tableau se complète et, classiquement, apparaissent
différents groupes de symptômes :
- Hypersécrétion
:
Il existe une hypersudation abondante qui peut durer plusieurs
heures.
On observe une hypersalivation intense.
L'incubation courte, ainsi que l'hypersudation et l'hypersialorrhée
évoquent d'emblée le syndrome muscarinien. L'hypersécrétion
lacrymale avec larmoiement est souvent très peu marquée.
L'hypersécrétion nasale se traduisant par un catarrhe
narinaire et une hypersécrétion bronchique (râles
trachéaux) peut également s'observer.
- Troubles
digestifs et vésicaux :
Ils témoignent de l'hyperpéristaltisme engendré
par l'excitation des fibres musculaires lisses et capable de provoquer
:
- des
troubles gastriques avec crampes d'estomac et vomissements.
- des
troubles intestinaux avec gargouillements, coliques, besoin persistant
d'aller à la selle et diarrhées.
- des
troubles vésicaux entraînant des mictions impérieuses
et douloureuses sont parfois rapportées.
Ces
troubles sont usuellement de courte durée, régressent
spontanément, et ne présentent un risque de déshydratation
que chez les patients à risque : enfants, personnes âgées
ayant des pathologies sévères en cours.
- Troubles
visuels :
Le malade se plaint parfois de voile devant les yeux ou d'impressions
visuelles tout à fait anormales. L'examen des paupières
permet d'observer un myosis.
- Troubles
cardio-vasculaires :
Ils associent une bradycardie souvent modérée
et une vasodilatation périphérique pouvant aboutir, chez
les patients à risques (patients atteints de pathologies cardiaques
sévères) à une hypotension artérielle.
Chez
un malade, l'observation dans les quelques heures qui suivent l'ingestion
de champignons, d'une hypersudation avec hypersalivation et des troubles
digestifs, permet d'affirmer l'origine muscarinienne de l'intoxication
et d'instituer le traitement spécifique si les signes sont intenses
et /ou persistent.
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