Les Mycotoxines

Plan
 
Les consommateurs se gardent bien d’ingérer des aliments moisis. Mais la plupart du temps, ces microorganismes peuvent ne pas être facilement détectés : leur développement est non visible macroscopiquement, l’analyse mycologique pouvant seule les détecter.
Bien souvent aussi, les matières premières et les aliments finis subissent des traitements technologiques qui rendent indécelables cette contamination fongique, tout en laissant intactes les mycotoxines éventuellement présentes.
Parmi les milliers d’espèces fongiques saprophytes répertoriées dans les denrées alimentaires, environ une centaine présentent une fréquence et une abondance significative en alimentation. Selon la nature et l’origine des denrées, et surtout selon les conditions de conservation (humidité, température, aération, durée, …), un groupe fongique ou un autre se développera.
Il existe des moisissures “ bénéfiques ” (fabrication fromagère, production d’antibiotiques, …) ; mais celles-ci font l’objet de sélection et de culture par l’homme. Par contre, la mycoflore se développant spontanément dans les aliments comporte souvent des risques graves. Il en résulte que de nombreux secteurs d’activités techniques, économiques et hygiéniques, sont concernés par les problèmes liés aux moisissures et aux mycotoxines.
  • Les mycotoxines, métabolites secondaires de faible poids moléculaire, sont fixées au niveau des spores ou excrétées dans le milieu contaminé (aliments, eau).

  • Elles ont alors une toxicité potentielle ou réelle pour les hommes et les animaux par ingestion, inhalation, ou plus rarement par contact.

  • Absorbées sur des particules organiques ou les poussières, les mycotoxines inhalées sont en partie soluble dans l’eau pulmonaire des alvéoles et passent dans la circulation, entraînant des troubles généraux respiratoires et/ou spécifiques d’organes (milieux professionnels industriels et agricoles).

  • Mais les descriptions médicales ont trait essentiellement aux mycotoxicoses consécutives à l’ingestion (population générale).

  • Multiples relations entre les problèmes de moisissures/mycotoxines et différents secteurs d’activité.
    Aspects écologiques

     

    Le nombre de ces facteurs et de leurs interactions est considérable ; on peut sommairement les classer en facteurs physico-chimiques et biologiques.

    - Facteurs physico-chimiques

    Relation entre teneur en eau, activité en eau et « eau disponible » dans un aliment
     
    Situation respective de quelques moisissures en fonction de leur exigence en eau.
     
    Courbes de sorption comparatives de céréales et d’oléagineux mettant en évidence les seuils de teneur en eau à ne pas dépasser pour éviter les altération fongiques.
     
     
    - La température
    - La composition gazeuse
    - Influence du substrat
     
    - Facteurs biologiques
    - Adaptation et évolution de la flore fongique des denrées alimentaires
    Deux types très différents d’évolution de la mycoflore au cours de la conservation.

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