Les maladies fongiques de la vigne

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Si la culture de la vigne demande autant de temps et d’abnégation, c’est que cette plante semble prendre plaisir à accumuler les maladies les plus diverses et les plus imprévues. Champignons et insectes ont provoqué des ravages souvent considérables, et chaque fois il a fallu trouver l’antidote, après avoir perdu plusieurs récoltes.

Trois maladies qui ont ravagé le vignoble du Midi, ont pour point commun d’être venues d’Amérique, sur des plants de vignes utilisés à titre expérimental : deux maladies fongiques : le mildiou et l’oïdium, et une maladie entomopathogène : le phylloxera.

Le mildiou de la vigne

 

 

       - Plasmopara viticola

 

       - Introduction du champignon en France

 

       - Rappels de classification botanique

 Sous-embranchement : anciennement Mastigomycota (champignons-algues)

 

            Classe : Oomycètes

  

                        Ordre : Péronosporales

                                   

       - Le cycle du champignon de Plasmopara viticola

 

       Formation des oospores : reproduction sexuée

 

       Contamination de la plante hôte : infection primaire

 

       Incubation dans la plante

 

       Sporulation

 

       Dissémination : infection secondaire

 

       - Les symptômes chez la plante hôte

       Au niveau des feuilles

 

       Au niveau des grappes

 

       Au niveau des sarments

 

       - Traitement

 

Le sulfate de cuivre

 

Ø Le sulfate de cuivre, dont l’acidité est neutralisée par l’apport de chaux (le mélange de chaux, de sulfate de cuivre et d’eau est appelé bouillie bordelaise) s’utilise en pulvérisations.

Trois traitements au moins sont nécessaires : le premier lorsque les pousses ont atteint 10 à 15 cm, le second aussitôt après la floraison, et le troisième au commencement de la véraison. On peut aussi sulfater une quatrième fois au mois d’août, ce qui permet de conserver les feuilles jusqu’au bout pour favoriser un bon mûrissment. Si la saison est humide, il faut sulfater presque chaque semaine, et l’on peut arriver au total de 7 ou 8 sulfatages dans l’année.

Contrairement à l’oïdium qui se développe à l’extérieur de la vigne en la recouvrant de mycélium, le mildiou vit à l’intérieur des tissus de la plante. Il a donc fallu trouver un traitement efficace, en l’occurrence le sulfate de cuivre. Celui-ci, employé seul, brûle les feuilles de la vigne. Pour neutraliser son acidité, ou la diminuer, le sulfate de cuivre est mélangé avec une base, généralement de la chaux ou du carbonate de soude, de façon à former une sorte de bouillie : la bouillie bordelaise est un mélange de sulfate de cuivre, de chaux grasse et d’eau ; la boullie bourguignonne remplace la chaux par du carbonate de soude.

Une fois la bouillie préparée, il faut l’utiliser tout de suite, car elle ne se conserve pas. C’est pourquoi la préparation se faisit dans le vignoble même, ce qui supposait soit la présence d’un citerne à proximité, soit le transport de comportes pleines d’eau qui permettaient de fabriquer la bouillie pour la journée.

La plus ancienne méthode utilisée pour répandre le produit sur la vigne consistait à utiliser une poignée de brindilles de chêne trempées dans un seau de bouillie portée sur le bras. Il était évidemment plus efficace et plus rapide de répandre la bouillie sous forme d’un nuage de fines poussières à l’aide d’un pulvérisateur. On distingue les pulvérisateurs à petit travail (portés à dos d’homme), les pulvérisateurs à bât et les pulvérisateurs à traction.

Chaque viticulteur se faisait une fierté de préparer une bouillie d’un beau bleu intense, les teintes vert-de-gris étant jugées comme une preuve de maladresse. Le sulfate de cuivre en cristaux donnait, parait-il, un plus joli bleu que le “cuivre-neige”. Certains viticulteurs utilisaient parfois d’autres préparations, telle la poudre Chefdebien élaborée à Prades, mélange de stéarite et de cuivre répandu à l’aide d’une torpille. Les qualités de ce produit étaient discutables, certains pensaient même qu’il favorisait la propagation du mildiou au lieu de le combattre ...

 

 

       - Confusion possible

 

 

Web :            http://www.inra.fr/Internet/Produits/HYP3/pathogene/3plavit.htm

 

Iconographie

 

1. Germination d’une oospore (oeuf d’hiver) de Plasmopara viticola pour donner deux sporocystes (microscopie optique).

2. Oospores de Plasmopara viticola  sur une feuille de vigne.

3. Feutrage de Plasmopara viticola  à la face inférieure d’une feuille de vigne.

4. Détails de tache d’aspect huileux de mildiou à la face supérieure d’une feuille de vigne.

5. Tache d’aspect huileux de Plasmopara viticola  à la face supérieure d’une feuille de vigne.

6. Plasmopara viticola sur grappe à la floraison.