Recommandations standardisées pour la soumission des articles aux revues biomédicales - 5ème édition*
International Committee of Medical Journal Editors
(Comité International des Rédacteurs en Chef de Revues Médicales)
Traduction Pascal BADOR* *
*Traduction de l'article: Uniform Requirements for Manuscripts submitted to Biomedical Journals. Ann Intern Med 1997;126:36-47. Cet article peut être reproduit et distribué gratuitement dans le cadre de toute action de formation à but non lucratif. La 4ème édition version française a été publiée dans le Lyon Pharm 1991;42:453-8.
**Centre de Documentation Pharmaceutique, ISPB-faculté de Pharmacie - 8, avenue Rockfeller - 69373 Lyon cedex 8, France.
Un petit groupe de rédacteurs en chef de revues médicales généralistes s'est réuni de façon informelle à Vancouver (Colombie Britannique, Canada) en 1978, afin de mettre au point les recommandations aux auteurs relatives aux manuscrits soumis à leurs revues. Ce groupe est maintenant connu sous le nom de "groupe Vancouver". Il a publié, pour la première fois en 1979, les recommandations aux auteurs prenant en compte les formats de présentation des références bibliographiques élaborées par la National Library of Medicine. Le groupe Vancouver s'est développé et est devenu le Comité International des Rédacteurs en Chef de Revues Médicales (International Committee of Medical Journal Editors - ICMJE) qui se réunit annuellement et a progressivement élargi ses compétences.
Le Comité a publié cinq éditions des "Recommandations standardisées pour la soumission des articles aux revues biomédicales". Au cours des années, les mises à jour ont pris en compte des recommandations qui vont au delà de la préparation des manuscrits. Certaines sont maintenant intégrées dans les Recommandations standardisées, d'autres ont fait l'objet de publications spécifiques. Chaque mise à jour ou nouvelle édition a été publiée dans une revue scientifique.
Cette cinquième édition de 1997 a eu comme objectif de réorganiser et réécrire la quatrième édition afin d'améliorer la clarté des indications concernant les droits, la vie privée, la description des méthodes, etc. La totalité du contenu des Recommandations standardisées pour la soumission des articles aux revues biomédicales peut être reproduite librement (aucune restriction liée au copyright) dans le cadre de toute action de formation à but non lucratif. Le Comité tient à encourager la diffusion de ce document.
Plus de 500 revues adhèrent aux Recommandations standardisées, il leur a été demandé de citer l'édition 1997 de ce document dans leurs propres recommandations aux auteurs.
Il est important de bien comprendre ce que ces recommandations impliquent ou pas.
Premièrement, les Recommandations standardisées se veulent des instructions aux auteurs sur la façon de présenter leurs manuscrits et non des recommandations aux rédacteurs en chef sur un style de publication (cependant, de nombreuses revues se sont inspirées de ces recommandations pour adapter leur style de publication).
Deuxièmement, si les auteurs conçoivent leurs manuscrits selon le style spécifié dans les recommandations décrites ici, les rédacteurs en chef adhérant à cette convention ne retourneront pas les manucrits pour des modifications de style avant de prendre l'article en considération. Cependant, lors du processus de publication, les revues peuvent adapter les articles acceptés de façon à ce qu'ils soient conformes, au détail près, à leur propre style de publication.
Troisièmement, les auteurs qui envoient un article à une revue adhérant aux Recommandations standardisées n'ont pas à le présenter selon le style de publication de cette revue mais doivent respecter les Recommandations standardisées.
Les auteurs doivent également respecter les indications de la revue quant aux sujets et aux types d'articles qu'il est possible de soumettre dans le cadre de cette revue (par exemple, articles originaux, articles de synthèse, cas cliniques). De plus, les exigences de chaque revue peuvent porter sur d'autres modalités qui leur sont spécifiques, comme le nombre d'exemplaires du manuscrit, les langues acceptées, la longueur des articles et les abréviations autorisées.
Il est demandé aux revues adhérant à cette convention de préciser dans leurs recommandations aux auteurs que celles-ci sont conformes aux "Recommandations standardisées pour la soumission des articles aux revues biomédicales" dont elles indiquent la référence d'une version publiée.
PRECAUTIONS A PRENDRE AVANT LA SOUMISSION D'UN ARTICLE
- Publications doubles ou redondantes
On considère comme publication double ou redondante toute publication d'un article qui reprend de façon substantielle des éléments d'information publiés antérieurement dans un autre article.
Les lecteurs des revues scientifiques d'information primaire sont en droit d'attendre des informations originales de ce type de revues. Dans le cas contraire, une note d'information doit indiquer clairement qu'à la fois auteurs et rédacteurs en chef ont connaissance qu'il s'agit là d'un travail déjà publié antérieurement. Cette disposition est fondée sur les lois internationales relatives au droit de copie, sur des règles de conduites respectant l'éthique ainsi que sur la notion de rentabilité des sources documentaires.
La plupart des revues ne souhaite pas qu'on leur soumette des articles portant sur des travaux déjà décrits pour une grande partie dans un article publié ; il en va de même pour des travaux faisant l'objet d'un article déjà soumis ou accepté par ailleurs. Ceci concerne à la fois les publications classiques et électroniques. Cette politique n'empêche pas une revue de prendre en considération un article ayant été refusé par une autre revue ou un rapport final faisant suite à un rapport préliminaire présenté par exemple sous forme d'une affiche ou d'une communication dans le cadre d'un congrès. Cela ne concerne pas non plus les articles dont le contenu non intégral a été présenté dans le cadre d'un congrès ou qui font l'objet d'une publication dans des actes de congrès ou des proceedings. Les rapports des conférences de presse traditionnelles ne sont habituellement pas considérés comme contraires à cette règle, cependant de tels rapports ne doivent pas être complétés par des informations, des tableaux ou des illustrations supplémentaires.
Lorsqu'un auteur soumet un article, il doit toujours faire une déclaration complète au rédacteur en chef de tous les articles soumis et rapports antérieurs qui pourraient être considérés comme des publications doubles ou redondantes d'un travail identique ou très similaire. L'auteur doit avertir le rédacteur en chef si le travail inclut des éléments ayant fait l'objet d'un rapport antérieur. De tels travaux doivent toujours être cités et référencés dans le nouvel article. Les copies de ces rapports antérieurs doivent être fournies avec l'article soumis de façon à aider le rédacteur en chef dans le traitement de l'ensemble des documents.
Lors d'une tentative ou d'une constatation de publication double ou redondante n'ayant pas fait l'objet de déclaration, les auteurs doivent s'attendre à une réaction de la part du rédacteur en chef : au minimum un refus rapide du manuscrit soumis. Si le rédacteur en chef n'a pas été averti de la fraude et que l'article a déjà été publié, une note signalant la publication double ou redondante sera probablement publiée avec ou sans explications ou l'approbation des auteurs.
Une déclaration préalable, habituellement dans les medias publics, d'une information scientifique décrite dans un article accepté mais non encore publié est une violation des règles d'édition de la plupart des revues. Dans certains cas, et seulement après accord du rédacteur en chef, une communication préalable de résultats peut être acceptable, par exemple, s'il y a un risque urgent pour la santé publique.
- Acceptation d'une publication secondaire
Une publication secondaire, dans la même langue ou dans une autre langue, spécialement pour d'autres pays, est justifiée et peut être intéressante à condition que toutes les conditions suivantes soient respectées :
1) Les auteurs ont reçu l'autorisation des rédacteurs en chef des deux revues ; le rédacteur en chef qui prend en considération la publication secondaire doit posséder une photocopie, un tiré-à-part ou le manuscrit de la version originale.
2) La priorité de la publication originale est respectée par un délai de publication secondaire d'au moins une semaine (à moins d'un accord spécifique entre les deux rédacteurs en chef).
3) L'article publié secondairement s'adresse à un public différent ; une version résumée peut être suffisante.
4) La publication secondaire reflète fidèlement les données et interprétations de la version originale.
5) Une note en bas de la page de titre de la publication secondaire informe les lecteurs, les pairs et les documentalistes que l'article a déjà été publié tout ou en partie. Elle indique la référence de l'article original. Une note appropriée pourrait être libellée comme suit : "Cet article est fondé sur une étude précédemment publiée dans [titre de la revue accompagnée de la référence complète]".
L'autorisation pour une publication secondaire doit être donnée gratuitement.
- Respect du droit du patient à la vie privée
Les patients ont un droit à la vie privée qui ne doit pas être transgressé sans leur consentement éclairé. Aucune information identifiante ne doit être donnée dans les descriptions rédigées, les photographies, les arbres généalogiques, à moins que l'information ne soit essentielle sur un plan scientifique et que le patient (ses parents ou tuteurs) ne donne son consentement éclairé par écrit pour la publication. Dans ce but, le consentement éclairé nécessite que le patient ait vu le manuscrit à publier.
Les détails identifiants doivent être retirés s'ils ne sont pas essentiels, mais les données concernant les patients ne doivent jamais être modifiées ou falsifiées afin de tenter de les rendre anonymes. L'anonymat complet est difficile à obtenir et le consentement éclairé doit être obtenu s'il existe le moindre doute. Par exemple, le fait de masquer la région des yeux sur les photographies de patients ne protège pas l'anonymat de façon satisfaisante.
L'exigence du consentement éclairé doit être indiquée dans les recommandations aux auteurs des revues. Lorsque le consentement éclairé est obtenu, cela doit être spécifié dans l'article publié.
RECOMMANDATIONS POUR LA SOUMISSION DES ARTICLES
- Résumé des recommandations techniques
- Dactylographier l'ensemble de l'article en double interligne.
- Débuter chaque partie ou élément constitutif sur une nouvelle page.
- Respecter la séquence suivante : page de titre, résumé et mots clés, texte, remerciements, références, tableaux (chacun sur une page séparée), légendes.
- Les illustrations et les épreuves photographiques non collées sur un support ne doivent pas avoir un format supérieur au format 203x254 mm.
- Inclure les autorisations de reproduire les éléments déjà publiés ainsi que les autorisations d'utiliser les illustrations pouvant permettre d'identifier les patients.
- Inclure les cessions de droit d'auteur et d'autres formulaires.
- Envoyer le nombre d'exemplaires de l'article demandé.
- Garder une copie de chaque document envoyé.
- Préparation du manuscrit
Pour des articles rapportant des observations et des expérimentations, le texte est habituellement (mais pas obligatoirement) divisé en parties dont les titres sont Introduction, Méthodes, Résultats et Discussion. Les articles longs peuvent nécessiter des sous-titres pour clarifier leur contenu (particulièrement dans les parties Résultats et Discussion). Les autres types d'articles, tels que les cas cliniques, les articles de synthèse et les éditoriaux peuvent nécessiter d'autres formats de présentation. Les auteurs doivent consulter chaque revue pour des instructions complémentaires.
Imprimer le manuscrit sur du papier blanc de qualité supérieure, 216x279 mm ou ISO A4 (212x297 mm), avec des marges d'au moins 25 mm. Imprimer sur le seul recto de chaque feuille. Utiliser partout le double interligne : page de titre, résumé, texte, remerciements, références, tableaux séparés et légendes. Numéroter les pages consécutivement en commençant par la page de titre. Faire figurer le numéro de page sur l'angle supérieur ou inférieur droit de chaque page.
- Manuscrits sur disquettes
Pour les articles acceptés pour publication, certaines revues demandent aux auteurs d'en fournir un exemplaire sous format électronique (disquette). Elles peuvent alors accepter divers formats de fichiers (traitements de texte ou ASCII).
Lorsqu'ils fournissent une disquette, les auteurs doivent :
1) être certains qu'ils donnent l'exemplaire imprimé de la version de l'article sur la disquette ;
2) donner uniquement la dernière version de l'article sur la disquette ;
3) identifier clairement le fichier ;
4) indiquer sur l'étiquette de la disquette le format et le nom du fichier ;
5) donner les informations concernant l'ordinateur et les logiciels utilisés.
Les auteurs doivent consulter les recommandations aux auteurs de la revue pour connaître les formats acceptés, les conventions à respecter pour nommer les fichiers, le nombre d'exemplaires à fournir ainsi que les autres détails.
- Page de titre
La page de titre contient :
1) le titre de l'article qui doit être concis mais informatif ;
2) le nom de chaque auteur avec mention de son plus haut rang universitaire ainsi que son affiliation professionnelle ;
3) le nom du (des) département(s) et institution(s) auquels le travail est attribué ;
4) les décharges de responsabilité, si besoin ;
5) le nom et l'adresse de l'auteur responsable de la correspondance concernant le manuscrit ;
6) le nom et l'adresse de l'auteur à qui les demandes de tirés-à-part doivent être adressées, ou la mention qu'il n'y a pas de tirés-à-part ;
7) l'origine des collaborations sous forme de subventions, équipements, médicaments ou autres matériels ;
8) un titre courant court de moins de 40 caractères (lettres et espaces compris) placé au bas de la page de titre.
- Auteurs et paternité de l'article
Toute personne désignée en tant qu'auteur doit en avoir la compétence. Chaque auteur doit avoir suffisamment participé au travail pour en prendre la responsabilité publique quant à son contenu.
La crédibilité de la paternité de l'article est fondée sur des contributions substantielles à :
1) la conception et la méthode, ou l'analyse et l'interprétation des résultats ;
2) la rédaction de l'article ou sa révision critique avec une participation importante au contenu intellectuel ;
3) l'approbation finale de la version publiée.
Les conditions 1, 2 et 3 doivent toutes être remplies. La seule participation à l'obtention des crédits ou à la collecte des résultats ne justifie pas le titre d'auteur. De même, la supervision générale du groupe de recherche n'est pas suffisante pour être qualifié d'auteur. Toute partie de l'article considérée comme fondamentale pour les conclusions principales doit être sous la responsabilité d'au moins un auteur.
Le rédacteur en chef peut demander à chacun des auteurs de préciser en quoi ils ont contribué à l'article. Cette information peut être publiée.
De plus en plus, les auteurs des essais multicentriques sont des institutions. Tous les membres du groupe qui sont nommés en tant qu'auteurs, soit dans la liste des noms d'auteurs placée sous le titre, soit dans une note de bas de page, doivent absolument réunir les conditions ci-dessus pour être considérés comme auteurs. Les noms des membres du groupe qui ne répondent pas à ces conditions doivent être indiqués, avec leur accord, dans les Remerciements ou dans une annexe (voir Remerciements).
L'ordre des noms d'auteurs doit relever d'une décision commune de l'ensemble des co-auteurs. Dans la mesure où l'ordre peut être fixé selon différents critères, ceux-ci ne seront connus précisément que si les auteurs indiquent ceux qu'ils ont utilisés. Ils ont la possibilité d'expliciter l'ordre des noms d'auteurs dans une note de base de page. Au moment de décider l'ordre, les auteurs doivent savoir que de nombreuses revues limitent le nombre de noms dans leurs sommaires et que l'U.S. National Library of Medicine (NLM) indique dans Medline seulement les 24 premiers plus le dernier auteur s'il y a plus de 25 auteurs.
- Résumé et Mots Clés
La deuxième page présente un résumé avec un maximum de 150 mots pour les résumés non structurés et de 250 mots pour les résumés structurés. Le résumé expose les buts de l'étude ou de l'investigation, les principales méthodes (sélection des sujets de l'étude ou des animaux d'expérimentation ; méthodes d'observation et d'analyse), les principaux résultats (donner les résultats précis et leur signification statistique, si possible), et les principales conclusions. Insister sur les aspects nouveaux et importants de l'étude ou des observations.
Sous le résumé, les auteurs doivent donner trois à 10 mots clés ou expressions destinés à faciliter l'indexation de l'article par les documentalistes, ces mots clés pourront être publiés avec le résumé. Il faut utiliser des termes issus du Medical Subject Headings (MeSH) de l'Index Medicus ; si les termes adéquats ne figurent pas encore dans le MeSH, utiliser les termes de l'article.
- Introduction
Indiquer le but de l'article et résumer les bases de départ de l'étude ou de l'observation. Donner uniquement des références très pertinentes. Ne pas inclure des résultats ou des conclusions du travail qui va être exposé.
- Méthodes
Décrire le mode de sélection des sujets pour l'observation ou l'expérimentation (patients ou animaux d'expérimentation, y compris les témoins). Indiquer l'âge, le sexe ainsi que les autres caractéristiques importantes des sujets. La définition et la pertinence de la race ou de l'ethnie sont ambiguës. Les auteurs doivent être très prudents dans l'utilisation de ces caractéristiques.
Identifier les méthodes, les appareils (nom et adresse du fabricant entre parenthèses) et les procédures avec suffisamment de détails pour permettre à d'autres chercheurs de reproduire les résultats. Donner les références des méthodes connues, y compris les méthodes statistiques (voir ci-dessous) ; donner les références ainsi qu'une brève description des méthodes publiées mais peu connues ; décrire les méthodes nouvelles ou modifiées de façon substantielle en donnant les raisons de leur choix et en évaluant leurs limites. Identifier avec précision tous les médicaments et produits chimiques, avec les noms génériques, les doses et les voies d'administration.
Les rapports d'essais cliniques randomisés doivent présenter les informations relatives à l'ensemble des éléments majeurs de l'étude dont le protocole (population étudiée, interventions ou expositions, résultats, raisonnement de l'analyse statistique), l'attribution des interventions (méthodes de randomisation, dissimulation de la répartition des groupes de traitements) ainsi que la méthode de mise en aveugle (anonymat).
Les auteurs qui soumettent un article de synthèse (review) doivent faire figurer une partie décrivant la méthode utilisée pour localiser, sélectionner, extraire et synthétiser les données. Ces méthodes doivent aussi être intégrées au résumé.
- Ethique
Dans le cas d'expérimentations sur des sujets humains, indiquer si les procédures employées ont respecté les standards éthiques du comité responsable des expérimentations humaines (institutionnel ou régional) ou la déclaration d'Helsinki de 1975, révisée en 1983. Ne pas mentionner les noms et initiales des patients, ni les numéros hospitaliers, en particulier dans les illustrations. Lorsque des expérimentations utilisent des animaux, indiquer si une réglementation sur les soins et l'utilisation des animaux de laboratoire a été respectée dans le cadre d'un guide de l'institution ou d'un conseil national de recherche ou de toute autre loi nationale.
- Statistiques
Décrire les méthodes statistiques avec suffisamment de détails pour permettre à un lecteur bien informé, accédant aux données originales, de vérifier les résultats rapportés. Si possible, évaluer les résultats et les présenter avec les indicateurs appropriés pour apprécier les erreurs de mesure ou les incertitudes (tels que les intervalles de confiance). Eviter de baser sa confiance sur des seules hypothèses statistiques, telles que des valeurs de P, qui ne fournissent pas toujours une information quantitative importante. Discuter l'éligibilité des sujets d'expérience. Donner des détails sur la randomisation. Décrire les méthodes et les résultats des observations en aveugle. Rapporter les complications des traitements. Donner le nombre d'observations. Préciser les perdus de vue lors des observations (tels que les sorties d'étude en cours d'essai clinique). Les références pour la conception de l'étude et les méthodes statistiques doivent renvoyer aux travaux standards si possible (avec les numéros des pages), plutôt qu'aux articles dans lesquels des conceptions ou méthodes ont été originellement décrites. Spécifier toute utilisation de programmes informatiques.
Présenter la description générale des méthodes dans la partie Méthodes. Quand des données sont résumées dans la partie Résultats, préciser les méthodes statistiques utilisées pour les analyser. Limiter les tableaux et figures à ceux qui sont nécessaires à l'argumentation de l'article et pour faciliter la démonstration. Utiliser les grahiques comme une alternative aux tableaux à plusieurs entrées ; ne pas répéter les données à la fois dans les graphiques et les tableaux. Eviter l'emploi dans un sens non technique de termes techniques statistiques, tels que "aléatoire" (qui implique une méthode de randomisation), "normal", "significatif", "corrélation" et "échantillon". Définir les termes, les abréviations et la plupart des symboles statistiques.
- Résultats
Présenter les résultats selon un ordre logique dans le texte, les tableaux et les illustrations. Ne pas répéter dans le texte toutes les données des tableaux et illustrations ; mettre en valeur ou résumer seulement les principales observations.
- Discussion
Mettre en valeur les aspects nouveaux et importants de l'étude ainsi que les conclusions qui en découlent. Ne pas reprendre en détail les données déjà présentées dans l'Introduction ou la partie Résultats. Bien préciser dans la discussion les implications des découvertes et leurs limites, y compris les perspectives de recherches futures. Comparer les observations faites à celles d'autres études similaires et pertinentes.
Relier les conclusions avec les buts de l'étude en évitant les affirmations sans fondement et les conclusions qui ne sont pas complètement justifiées par les données. Eviter de revendiquer une antériorité et de faire allusion à des travaux non terminés. Formuler de nouvelles hypothèses si elles sont justifiées, en précisant clairement que ce sont des hypothèses. Il est possible de mentionner des recommandations si elles sont justifiées.
- Remerciements
Une ou plusieurs mentions peuvent indiquer à une place adéquate dans l'article (note de bas de page de titre ou annexe ; voir les recommandations de la revue) :
1) les contributions qui appellent un remerciement mais ne justifient pas une place parmi les auteurs, par exemple le soutien général d'un laboratoire ;
2) les remerciements pour les aides techniques ;
3) les remerciements pour un soutien matériel ou financier, en indiquant la nature de l'aide ;
4) les relations qui peuvent entraîner un conflit d'intérêt (voir Conflit d'intérêt).
Les personnes ayant contribué intellectuellement à l'article mais dont la participation ne justifie pas le titre d'auteur peuvent être citées avec la description de leur fonction ou contribution, par exemple "conseiller scientifique", "analyse critique du protocole d'étude", "collecte des données" ou "participation à un essai clinique". Ces personnes doivent avoir donné leur accord pour être citées. Les auteurs sont responsables de l'obtention de l'autorisation écrite des personnes remerciées car les lecteurs peuvent en déduire qu'elles sont d'accord sur les données et conclusions.
Les aides techniques doivent faire l'objet d'un remerciement dans un paragraphe distinct de ceux des remerciements pour d'autres contributions.
- Références
Numéroter consécutivement les références dans l'ordre de leur première apparition dans le texte. Identifier les références dans le texte, les tableaux et les légendes par des chiffres arabes entre parenthèses. Les références citées uniquement dans les tableaux ou les légendes des illustrations doivent être numérotées selon la séquence établie par leur première apparition dans le texte se rapportant à ces tableaux ou illustrations.
Utiliser le style de présentation des exemples ci-dessous qui sont basés sur les formats utilisés par la NLM dans L'Index Medicus. Les titres des revues doivent être abrégés selon les modèles utilisés dans l'Index Medicus ("List of Journals Indexed in Index Medicus") publiée annuellement par la NLM sous forme d'un document séparé ainsi que dans le numéro de janvier de l'Index Medicus. Cette liste est également diffusée sur le site Web de la NLM (http://www.nlm.nih.gov).
Eviter d'utiliser les résumés comme références. Les références d'articles acceptés mais non encore publiés doivent mentionner "sous presse" ou "à paraître" ; les auteurs doivent avoir une autorisation écrite pour citer ce type d'articles, de plus ils doivent vérifier que ces articles ont bien été acceptés pour publication. Les informations provenant de manuscrits soumis mais non encore acceptés doivent être mentionnées dans le texte en tant "qu'observations non publiées" avec l'autorisation écrite de l'auteur.
Eviter de citer une "communication personnelle" à moins qu'elle n'apporte une information essentielle non diffusée dans un document public, dans ce cas le nom de l'auteur ainsi que la date de la communication doivent être indiqués entre parenthèses dans le texte. Pour les articles scientifiques, les auteurs doivent obtenir une autorisation écrite et une confirmation de l'exactitude de la source de la communication personnelle.
Les auteurs doivent vérifier les références par rapport aux documents originaux.
Le style des Recommandations standardisées (style Vancouver) s'inspire largement du style standard ANSI adapté par la NLM pour ses bases de données. Des notes ont été ajoutées lorsque le style Vancouver diffère du style maintenant utilisé par la NLM.
Articles de revues
1. Article de revue classique
Citer les six premiers auteurs suivis de et al.
(Note : La NLM cite maintenant jusqu'à 25 auteurs ; s'ils sont plus de 25, la NLM cite les 24 premiers, ensuite le dernier auteur, ensuite et al.)
Vega KJ, Pina I, Krevsky B. Heart transplantation is associated with an increased risk for pancreatobiliary disease. Ann Intern Med 1996 Jun 1;124(11):980-3.
De façon optionnelle, si une revue utilise une pagination continue au sein d'un volume (comme le font de nombreuses revues médicales), il est possible de ne pas mentionner le mois et le numéro de fascicule.
(Note : Pour être cohérent, cette option est utilisée dans les exemples donnés dans les Recommandations standardisées. La NLM n'utilise pas cette option).
Vega KJ, Pina I, Krevsky B. Heart transplantation is associated with an increased risk for pancreatobiliary disease. Ann Intern Med 1996;124:980-3.
Plus de six auteurs :
Parkin DM, Clayton D, Black RJ, Masuyer E, Friedl HP, Ivanov E, et al. Childhood leukaemia in Europe after Chernobyl: 5 year follow-up. Br J Cancer 1996;73:1006-12.
2. Auteur institutionnel
The Cardiac Society of Australia and New Zealand. Clinical exercise stress testing. Safety and performance guidelines. Med J Aust 1996;164:282-4.
3. Auteur anonyme
Cancer in South Africa [editorial]. S Afr Med J 1994;84:15.
4. Article non publié en anglais
(Note : La NLM traduit le titre en anglais, la traduction est présentée entre crochets, la langue d'origine est indiquée par une abréviation).
Ryder TE, Haukeland EA, Solhaug JH. Bilateral infrapatellar seneruptur hos tidligere frisk kvinne. Tidsskr Nor Laegeforen 1996;116:41-2.
5. Volume avec supplément
Shen HM, Zhang QF. Risk assessment of nickel carcinogenicity and occupational lung cancer. Environ Health Perspect 1994;102 suppl 1:275-82.
6. Numéro avec supplément
Payne DK, Sullivan MD, Massie MJ. Women's psychological reactions to breast cancer. Semin Oncol 1996;23(1 Suppl 2):89-97.
7. Volume en plusieurs parties
Ozben T, Nacitarhan S, Tuncer N. Plasma and urine sialic acid in non-insulin dependent diabetes mellitus. Ann Clin Biochem 1995;32(Pt 3):303-6.
8. Numéro en plusieurs parties
Poole GH, Mills Sm. One hundred consecutive cases of flap lacerations of the leg in ageing patients. N Z Med J 1994;107(986 Pt 1):377-8.
9. Numéro sans volume
Turan I, Wredmark T, Fellander-Tsai L. Arthroscopic ankle arthrodesis in rheumatoid arthritis. Clin Orthop 1995;(320):110-4.
10.Ni numéro, ni volume
Browell DA, Lennard TW. Immunologic status of the cancer patient and the effects of blood transfusion on antitumor responses. Curr Opin Gen Surg 1993:325-33.
11.Pagination en chiffres romains
Fisher GA, Sikic BI. Drug resistance in clinical oncology and hematology. Introduction. Hematol Oncol Clin North Am 1995 Apr;9(2):xi-xii.
12.Type d'article indiqué si besoin
Enzensberger W, Fischer PA. Metronome in Parkinson's disease [letter]. Lancet 1996;347:1337.
Clement J, De Bock R. Hematological complications of hantavirus nephropathy (HVN) [abstract]. Kidney Int 1992;42:1285.
13.Article contenant une rétractation
Garey CE, Schwarzman AL, Rise ML, Seyfried TN. Ceruloplasmin gene defect associated with epilepsy in EL mice [retraction of Garey CE, Schwarzman AL, Rise ML, Seyfried TN. In: Nat Genet 1994;6:426-31]. Nat Genet 1995;11:104.
14.Article retiré
Liou GI, Wang M. Matragoon S. Precocious IRBP gene expression during mouse development [retracted in Invest Ophtalmol Vis Sci 1994;35:3127]. Invest Ophtalmol Vis Sci 1994;35:1083-8.
15.Article avec erratum publié
Hamlin JA, Kahn AM. Herniography in symptomatic patients following inguinal hernia repair [published erratum appears in West J Med 1995;162:278]. West J Med 1995;162:28-31.
Livres et autres monographies
(Note : La version précédente des Recommandations de Vancouver mentionnait une virgule à la place d'un point-virgule entre l'éditeur et la date).
16.Auteurs à titre personnel
Ringsven MK, Bond D. Gerontology and leadership skills for nurses. 2nd ed. Albany (NY): Delmar Publishers; 1996.
17.Rédacteurs ou compilateurs en tant qu'auteur
Norman IJ, Redfern SJ, editors. Mental health care for elderly people. New York: Churchill Livingstone; 1996.
18.Institution en tant qu'auteur et éditeur
Institute of Medicine (US). Looking at the future of the Medicaid program. Washington: The Institute; 1992.
19.Chapitre d'un livre
(Note : La version précédente des Recommandations de Vancouver mentionnait deux points (:) à la place de p devant la pagination).
Phillips SJ, Whisnant JP. Hypertension and stroke. In: Laragh JH, Brenner BM, editors. Hypertension: pathophysiology, diagnosis, and management. 2nd ed. New York: Raven Press; 1995. p. 465-78.
20.Compte-rendu de congrès
Kimura J, Shibasaki H, editors. Recent advances in clinical neurophysiology. Proceedings of the 10th International Congress of EMG and Clinical Neurophysiology; 1995 Oct 15-19; Kyoto, Japan. Amsterdam: Elsevier; 1996.
21.Communication dans un congrès
Bengtsson S, Solheim BG. Enforcement of data protection, privacy and security in medical informatics. In: Lun KC, Degoulet P, Piemme TE, Rienhoff O, editors. MEDINFO 92. Proceedings of the 7th World Congress on Medical Informatics; 1992 Sep 6-10; Geneva, Switzerland. Amsterdam: North-Holland; 1992. p. 1561-5.
22.Rapport scientifique ou technique
Numérotation donnée par l'organisme qui finance ou sponsorise :
Smith P, Golladay K. Payment for durable medical equipment billed during skilled nursing facility stays. Final report. Dallas (TX): Dept. of Health and Human Services (US), Office of Evaluation and Inspections; 1994 Oct. Report No.: HHSIGOEI69200860.
Numérotation donnée par l'organisme exécutant :
Field MJ, Tranquada RE, Feasley JC, editors. Health services research: work force and educational issues. Washington: National Academy Press: 1995. Contract No.: AHCPR- 282942008. Sponsored by the Agency for Health Care Policy and Research.
23.Thèse
Kaplan SJ. Post-hospital home health care: the elderly's access and utilization [dissertation]. St. Louis (MO): Washington Univ.; 1995.
24.Brevet
Larsen CE, Trip R, Johnson CR, inventors; Novoste Corporation, assignee. Methods for procedures related to the electrophysiology of the heart. US patent 5,529,067. 1995 Jun 25.
Autres documents
25.Article de presse
Lee G. Hospitalizations tied to ozone pollution: study estimates 50,000 admissions annually. The Washington Post 1996 Jun 21;Sect. A:3 (col.5).
26.Document audiovisuel
HIV+AIDS: the facts and the future [videocassette]. St. Louis (MO): Mosby-Year Book; 1995.
27.Document juridique
Loi
Preventive Health Amendments of 1993, Pub. L. No. 103-183, 107 Stat. 2226 (Dec. 14, 1993).
Texte non adopté
Medical Records Confidentiality Act of 1995, S. 1360, 104th Cong., 1st Sess. (1995).
Code des Réglements Fédéraux
Informed Consent, 42 C.F.R. Sect. 441.257 (1995).
Audience
Increased Drug Abuse: the Impact on the Nation's Emergency Rooms: Hearings Before the Subcomm. on Human Resources and Intergovernmental Relations of the House Comm. on Government Operations, 103rd Cong., 1st Sess. (May 26, 1993).
28.Carte
North Carolina. Tuberculosis rates per 100,000 population, 1990 [demographic map]. Raleigh: North Carolina Dept. of Environment, Health, and Natural Resources, Div. of Epidemiology; 1991.
29.Livre de la Bible
The Holy Bible. King James version. Grand Rapids (MI): Zondervan Publishing House; 1995. Ruth 3:1-18.
30.Dictionnaire et documents analogues
Stedman's medical dictionary. 26th ed. Baltimore: Williams & Wilkings; 1995. Apraxia;
p. 119-20.
31.Oeuvre classique
The Winter's Tale: act 5, scene 1, lines 13-16. The complete works of William Shakespeare. London: Rex; 1973.
Documents non publiés
32.Sous presse
(Note : la NLM recommande "A paraître" (Forthcoming) car tous les éléments de la référence ne seront pas forcément imprimés).
Leshner AI. Molecular mechanisms of cocaine addiction. N Engl J Med. In press 1996.
Documents électroniques
33.Article publié dans une revue électronique
Morse SS. Factors in the emergence of infectious diseases. Emerg Infect Dis [serial online] 1995 Jan-Mar [cited 1996 Jun 5];1(1):[24 screens]. Available from: URL: http://www.cdc.gov/ncidod/EID/eid.htm
34.Monographie sous un format électronique
CDI, clinical dermatology illustrated [monograph on CD-ROM]. Reeves JRT, Maibach H. CMEA Multimedia Group, producers. 2nd ed. Version 2.0. San Diego: CMEA; 1995.
35.Fichier informatique
Hemodynamics III: the ups and downs of hemodynamics [computer program]. Version 2.2. Orlando (FL): Computerized Educational Systems; 1993.
- Tableaux
Dactylographier chaque tableau en double interligne sur une feuille séparée.Ne pas soumettre des tableaux sous forme de photographies. Numéroter les tableaux consécutivement dans l'ordre de leur première citation dans le texte et donner un titre bref pour chacun. Donner un titre court ou abrégé pour chaque colonne. Placer les explications dans des notes de bas de tableau et non pas dans le titre. Expliquer dans ces notes toutes les abréviations non normalisées qui sont utilisées dans chaque tableau. Pour ces notes de bas de tableau, employer les symboles dans l'ordre suivant : *, † ,
[ , § , ll, ¶ , ** , †† , [[.Identifier les mesures statistiques de variation telles que l'écart-type et l'erreur standard de la moyenne.
Ne pas employer de lignes internes horizontales et verticales.
S'assurer que chaque tableau est cité dans le texte.
Si l'on utilise des données provenant d'autres sources, publiées ou non publiées, obtenir l'autorisation de les utiliser et exprimer des remerciements.
L'emploi d'un trop grand nombre de tableaux par rapport à la longueur du texte peut poser des problèmes de mise en page. Consulter alors des numéros de la revue à laquelle l'article sera soumis, afin d'évaluer combien de tableaux peuvent être intégrés par tranches de 1000 mots de texte.
Le rédacteur en chef, en acceptant un article, peut conseiller de déposer les tableaux supplémentaires contenant des résultats complémentaires importants trop longs pour être publiés dans un service d'archives tel que "the National Auxiliary Publication Service" aux Etats-Unis ; le rédacteur en chef peut aussi conseiller aux auteurs de mettre ces tableaux à disposition de toute personne intéressée. Dans ce cas, une indication adéquate sera ajoutée au texte. Ces tableaux seront soumis en même temps que l'article.
- Illustrations
Soumettre le nombre d'exemplaires de figures qui est demandé. Les figures doivent être exécutées et photographiées par un professionnel ; les présentations manuscrites ou dactylographiées sont inacceptables. Plutôt que les dessins, radiographies et autres documents sous leur format original, envoyer des clichés photographiques très nets, sur papier glacé, en noir et blanc et habituellement de format 127x173 mm, mais jamais d'un format supérieur à 203x254 mm. Les lettres, chiffres et symboles doivent être toujours nets et de taille suffisante pour qu'ils restent lisibles même s'ils subissent une réduction lors de la publication. Les titres et commentaires détaillés figurent dans les légendes des illustrations et non sur les illustrations elles-mêmes.
Chaque figure doit avoir une étiquette collée au verso indiquant le numéro de la figure, le(s) nom(s) d'auteur et le sens de la figure. Ne rien écrire au verso des figures, ne pas les rayer ou les détériorer avec des trombones. Ne pas plier les figures ni les coller sur un carton.
Les photographies microscopiques doivent être pourvues d'une échelle. Les symboles, flèches ou lettres utilisées dans les photographies microscopiques doivent être suffisamment contrastés par rapport à l'arrière plan.
Pour des photographies de personnes, soit les sujets ne sont pas identifiables, soit leur photographie est accompagnée d'une autorisation écrite de l'utiliser (voir Respect du droit du patient à la vie privée).
Numéroter les figures consécutivement selon l'ordre de leur première citation dans le texte. Si une figure a déjà été publiée, remercier la source d'origine et fournir l'autorisation écrite du détenteur du copyright pour la reproduire. L'autorisation est exigée indépendamment pour l'auteur et l'éditeur, sauf dans le cas de documents du domaine public.
Pour les illustrations en couleur, vérifier si la revue demande des négatifs couleur, des transparents positifs ou des clichés couleur. Des indications montrant la partie à reproduire peuvent être utiles à l'éditeur. Certaines revues publient les illustrations en couleur seulement si l'auteur prend en charge les coûts supplémentaires.
- Légendes des illustrations
Dactylographier les légendes des illustrations en double interligne sur une page séparée, avec des numéros en chiffres arabes correspondants aux illustrations. Quand des symboles, des flèches, des nombres ou des lettres sont utilisés pour identifier des parties des illustrations, il faut identifier et expliciter clairement chacun d'eux dans la légende. Définir l'échelle interne et identifier la méthode de coloration pour les photographies microscopiques.
- Unités de mesures
Les mesures de longueur, hauteur, poids et volume sont données en unités du système métrique (mètre, kilogramme, litre) ou leurs multiples et sous-multiples.
Les températures sont exprimées en degrés Celsius. Les pressions sanguines sont données en millimètres de mercure.
Toutes les mesures hématologiques et biochimiques sont exprimées dans le système des unités internationales. Les rédacteurs en chef peuvent demander que d'autres unités soient ajoutées par les auteurs avant publication.
- Abréviations et symboles
Employer exclusivement les abréviations normalisées. Eviter les abréviations dans le titre et le résumé. Le terme en entier doit précéder l'abréviation lors de sa première apparition dans le texte sauf s'il s'agit d'une unité de mesure internationale.
ENVOI DE L'ARTICLE A LA REVUE
Envoyer le nombre demandé d'exemplaires de l'article dans une enveloppe solide contenant les manuscrits et figures dans une chemise cartonnée, si nécessaire, pour éviter que les photographies ne soient froissées lors de l'acheminement. Mettre les photographies et les clichés dans une enveloppe solide séparée.
Les manuscrits doivent être accompagnés d'une lettre signée par tous les co-auteurs et qui mentionne :
1) les indications concernant les publications doubles et antérieures ou les soumissions de n'importe quelle partie du travail à d'autres revues comme cela est défini plus haut dans ce document ; 2) les indications relatives aux intéressements financiers ou autres qui peuvent être à l'origine de conflits d'intérêt (voir ci-dessous) ;
3) une déclaration affirmant que le manuscrit a été lu et approuvé par l'ensemble des auteurs, que les conditions exigées pour être qualifié d'auteur, telles qu'elles sont définies plus haut sont respectées et que chaque auteur pense que le manuscrit rend compte d'un travail honnête ;
4) les nom, adresse et numéro de téléphone de l'auteur qui assure la correspondance, qui assure la communication avec les autres auteurs au sujet de la révision de l'article et de la correction finale des épreuves. Cette lettre doit donner toute autre information utile au rédacteur en chef, telle que le type d'article dont il s'agit pour la revue en question ainsi que l'accord de prise en charge pour les auteurs des coûts de reproduction des illustrations en couleur.
Le manuscrit doit être accompagné des copies de toutes les autorisations de reproduire des informations déjà publiées, des autorisations d'utiliser des illustrations ou de rapporter des éléments d'information susceptibles de permettre l'identification des personnes, des autorisations de mentionner des personnes pour les remercier de leur contribution.
RECOMMANDATIONS COMPLEMENTAIRES
- Définition d'une revue à comité de lecture (évaluation par les pairs)
Une revue à comité de lecture évaluée par les pairs doit soumettre la plupart des articles qu'elle publie à des experts n'appartenant pas au comité de rédaction. Le nombre et le type des articles à évaluer, le nombre d'experts, la procédure d'évaluation ainsi que l'utilisation qui est faite des rapports d'expert peuvent être très différents ; dans ces conditions, chaque revue doit publiquement indiquer son mode de fonctionnement dans ses recommandations aux auteurs pour le plus grand bénéfice des lecteurs et des auteurs potentiels.
- Liberté et intégrité éditoriales
Editeurs et rédacteurs en chef ont un but commun qui est la publication d'une revue sérieuse et attractive dans le respect des objectifs et du budget préalablement définis. Les fonctions de l'éditeur et du rédacteur en chef sont cependant différentes. Il revient à l'éditeur de nommer et de démettre le rédacteur en chef de ses fonctions ainsi que de prendre d'importantes décisions en matière de gestion dans lesquelles le rédacteur en chef doit être impliqué le plus largement possible. Le rédacteur en chef doit avoir les pleins pouvoirs pour définir le contenu éditorial de la revue. Ce principe de la liberté éditoriale doit être résolument défendu par le rédacteur en chef, même s'il doit aller jusqu'à mettre sa position en jeu. Pour garantir cette liberté en pratique, le rédacteur en chef doit avoir lui-même un droit d'accès direct et au plus haut niveau à la gestion de l'éditeur.
Le rédacteur en chef d'une revue médicale doit avoir un contrat qui établit clairement les droits et devoirs du rédacteur en chef en plus des conditions générales de sa nomination et qui définit la procédure de règlement des conflits.
Le rédacteur en chef peut être aidé par un comité de rédaction indépendant dans la mise en place et la conduite de la politique éditoriale.
Tous les rédacteurs en chef et comités de rédaction ont l'obligation de soutenir le principe de la liberté éditoriale et de porter à la connaissance de la communauté médicale internationale toute atteinte majeure à cette liberté.
- Conflit d'intérêt
Pour un article donné, le conflit d'intérêt existe lorsqu'un membre du comité éditorial ou une personne intervenant dans le processus de publication (auteur, expert et rédacteur en chef) est partie prenante dans le travail à évaluer, ceci pouvant influencer son jugement. Les liens financiers avec l'industrie (par exemple en tant qu'employé, expert, actionnaire et dans le cas de versements d'honoraires), qu'ils soient directs ou familiaux, sont habituellement considérés comme les principaux conflits d'intérêt. Cependant, des conflits peuvent survenir pour d'autres raisons telles que les relations personnelles, la compétition universitaire ou la passion intellectuelle.
Le public fait toute confiance au processus d'évaluation par des experts et la crédibilité des articles publiés dépend en partie de la bonne gestion des conflits d'intérêt au cours de la rédaction, l'évaluation et la prise de décision éditoriale. Les biais peuvent souvent être identifiés et éliminés lors d'une étude attentive des méthodes scientifiques et des conclusions du travail. Les liens financiers et leurs conséquences sont moins faciles à détecter que les autres conflits d'intérêt. Les membres des comités de rédaction et ceux intervenant dans la publication doivent déclarer les éléments les concernant pouvant donner lieu à des conflits d'intérêt ; ces informations doivent être rendues accessibles afin que les autres acteurs concernés puissent évaluer les conséquences que cela peut avoir à leur encontre. En raison du fait qu'il est plus difficile pour les lecteurs de détecter les biais dans les articles de synthèse (reviews) et les éditoriaux que dans les comptes rendus de recherche, certaines revues n'acceptent pas les articles de synthèse et les éditoriaux rédigés par des auteurs pouvant donner lieu à un conflit d'intérêt.
Auteurs
Lorsqu'ils soumettent un manuscrit, que ce soit un article ou une lettre, les auteurs ont la responsabilité de la reconnaissance et de la déclaration des conflits d'intérêts financiers ou autres qui peuvent entraîner un biais dans leur travail. Ils doivent remercier dans leur manuscrit tous les soutiens financiers ainsi que les autres contributions financières et personnelles au travail.
Experts
Les experts extérieurs à la revue doivent déclarer aux rédacteurs en chef tout élément qui peut donner lieu à un conflit d'intérêt et qui peut influencer leur avis sur l'article ; ils doivent eux-même refuser l'évaluation de certains articles spécifiques s'ils pensent que cela est justifié. Les rédacteurs en chef doivent être informés des risques de conflits d'intérêts mettant en cause les experts afin d'être capables d'interpréter leurs rapports et de voir par eux-mêmes s'ils doivent les exclure. Les experts ne doivent pas utiliser les connaissances divulguées dans le travail avant sa publication dans le but de servir leurs propres intérêts.
Rédacteurs en chef et comités de rédaction
Les rédacteurs en chef qui prennent la décision finale quant à la publication d'un article ne doivent avoir aucune implication financière dans tous les numéros qu'ils peuvent être amenés à juger. Les autres membres du comité de rédaction, s'ils participent aux décisions éditoriales, doivent fournir au rédacteur en chef la liste à jour de leurs implications financières (qui peuvent influencer leur jugement éditorial), ils doivent eux-mêmes s'exclure de toute décision risquant d'entraîner un conflit d'intérêt les concernant. Les articles et les lettres publiées doivent inclure une description de tous les soutiens financiers et autres éléments sources de conflits d'intérêt dont les lecteurs doivent être informés dans le cadre de la prise de décision du rédacteur en chef. Les membres du comité de rédaction ne doivent pas utiliser les informations dont ils ont eu connaissance au cours de la lecture des manuscrits pour en tirer un profit personnel.
- Correctifs, rétractations et "déclarations de responsabilité" concernant les résultats de recherche
Les rédacteurs en chef doivent admettre a priori que les auteurs rapportent des travaux fondés sur des observations honnêtes. Cependant, deux types de problèmes peuvent survenir.
Premièrement, il peut arriver que des erreurs soient mises en évidence dans des articles publiés ce qui nécessite la publication d'un correctif ou d'un erratum portant sur une partie du travail. Même si cela est improbable, on peut imaginer qu'une erreur soit si grave que la totalité du travail en soit affectée, auteurs et rédacteurs en chef doivent traiter ce genre de problème au cas par cas. De telles erreurs ne doivent pas être confondues avec les insuffisances liées aux limites actuelles des connaissances révelées par l'arrivée d'une information scientifique nouvelle, ce qui correspond au processus normal de la recherche. Cette situation ne requiert ni correctif, ni rétractation.
Le deuxième type de problème est la fraude scientifique. Si des doutes importants sont émis quant à l'honnêteté du travail, qu'il soit soumis ou publié, le rédacteur en chef a la responsabilité de s'assurer que l'affaire est traitée de façon adéquate (ce qui inclut une possible consultation des auteurs). Cependant, ce n'est pas le rôle du rédacteur en chef de conduire une investigation complète ou de faire une enquête ; cette responsabilité incombe à l'institution dans laquelle le travail a été réalisé ou à celle qui l'a financé. Le rédacteur en chef doit être rapidement informé de la décision finale et, si un article frauduleux a été publié, la revue doit faire paraître une rétractation. Si cette méthode d'investigation ne donne pas lieu à une conclusion satisfaisante, le rédacteur en chef peut faire le choix de publier une déclaration de responsabilité avec des explications.
La rétractation ou la déclaration de responsabilité, ainsi identifiée, doit figurer sur une page numérotée dans une rubrique placée au début de la revue, elle doit figurer sur la page de sommaire et doit inclure dans son intitulé le titre de l'article original. Ce ne doit pas être simplement une lettre à l'éditeur. Idéalement, le premier auteur doit être le même dans la rétractation que dans l'article, bien que dans certains cas le rédacteur en chef puisse accepter les rétractations d'autres personnes responsables. Le texte de la rétractation doit expliquer pourquoi l'article fait l'objet d'une rétractation, il doit faire figurer une référence bibliographique de celui-ci.
La validité des travaux antérieurs de l'auteur d'un article frauduleux ne peut pas être assurée. Les rédacteurs en chef ont la possibilité de demander à l'institution de l'auteur de leur assurer de la validité des travaux précédemment publiés dans leur revue ou d'en publier la rétractation. Si cela n'est pas fait, ils peuvent choisir de publier un communiqué disant que la validité des travaux de l'auteur précédemment publiés n'est pas garantie.
- Confidentialité
Les articles doivent être évalués avec tout le respect dû aux auteurs en matière de confidentialité. Lorsqu'ils soumettent leurs manuscrits en vue de leur évaluation, les auteurs confient aux rédacteurs en chef les résultats de leurs travaux scientifiques et de leur effort créatif dont peuvent dépendre leur réputation et leur carrière. Les droits des auteurs peuvent être violés par la divulgation de détails confidentiels du rapport d'évaluation de leur manuscrit. Les experts ont également un droit à la confidentialité qui doit être respecté par le rédacteur en chef. On peut être amené à lever la confidentialité si l'on soupçonne une malhonnêteté ou une fraude, dans tout autre cas elle doit être respectée.
Les rédacteurs en chef ne doivent divulguer aucune information concernant les manuscrits (ce qui inclut leur date de réception, leur contenu, l'état d'avancement dans le processus d'évaluation, la critique des experts ou la décision finale de leur publication) à toute personne autre que les auteurs eux-mêmes et les experts.
Les rédacteurs en chef doivent faire savoir clairement à leurs experts que les manuscrits reçus pour être évalués sont des communications confidentielles qui sont la propriété privée des auteurs. Ainsi, experts et membres du comité de rédaction doivent respecter les droits des auteurs, ils ne doivent pas discuter publiquement du travail des auteurs ou s'approprier leurs idées avant que l'article ne soit publié. Les experts ne doivent pas être autorisés à faire des copies des manuscrits pour leurs dossiers, il leur est interdit de les transmettre à d'autres personnes sauf s'ils ont l'autorisation du rédacteur en chef. Les rédacteurs en chef ne doivent pas conserver les copies des manuscrits refusés.
Tout le monde n'est pas du même avis quant à l'anonymat des experts. Certains rédacteurs en chef demandent à leurs experts de signer les rapports adressés aux auteurs mais la majorité d'entre eux demandent à ce que les rapports d'experts ne soient pas signés, ou bien laissent le choix aux experts. Lorsque les rapports ne sont pas signés, l'identité des experts ne doit pas être révélée aux auteurs, ni à personne d'autre.
Certaines revues publient les rapports d'experts avec l'article. Une telle procédure ne doit être utilisée qu'avec l'accord des auteurs et des experts. Cependant, il est possible d'envoyer les rapports d'experts aux autres experts du même article, de même que les experts peuvent être informés de la décision finale du rédacteur en chef.
- Revues médicales et media grand public
L'intérêt du public pour les nouvelles concernant la recherche médicale conduit les media grand public à une compétition acharnée afin d'obtenir le plus tôt possible des informations sur la recherche. Les chercheurs et les institutions encouragent parfois la publication des résultats de recherche dans les media grand public avant leur publication complète dans une revue scientifique en participant à une conférence de presse ou en donnant des interviews.
Le grand public a connaissance d'informations médicales importantes dans des délais qui ne sont pas raisonnables et les rédacteurs en chef ont une part de responsabilité dans ce processus. Cependant, les médecins ont besoin d'avoir des rapports très détaillés avant de pouvoir conseiller leurs patients au sujet des conclusions de ces rapports. De plus, la publication dans les media d'informations concernant la recherche scientifique, avant que le travail correspondant n'ait été évalué par les experts et avant la publication définitive, peut conduire à la diffusion de conclusions inexactes ou prématurées.
Les recommandations suivantes peuvent être utiles aux rédacteurs en chef dans le cadre de l'élaboration de leur politique éditoriale :
1) Les rédacteurs en chef peuvent encourager la transmission des informations médicales selon une procédure ordonnée qui part du chercheur, en passant par les revues scientifiques à comité de lecture et qui arrive en fin de compte au public. Cette procédure peut faire l'objet d'un accord avec les auteurs qui stipule que ceux-ci ne publieront pas leur travail tant que leur manuscrit est en cours d'évaluation ou en attente de publication, et d'un accord avec les media grand public qui stipule que ceux-ci ne diffuseront aucun communiqué avant la publication dans la revue scientifique ; en échange de quoi la revue s'engage à collaborer pour la préparation de communiqués parfaitement exacts (voir ci-dessous).
2) Il peut arriver qu'une partie infime d'un travail de recherche ait des implications cliniques si importantes, évidentes et urgentes pour la santé publique que la diffusion doive en être faite avant la publication complète dans la revue scientifique. Néanmoins, dans de telles circonstances exceptionnelles, ce sont les autorités responsables de la santé publique qui doivent prendre la décision et assumer la responsabilité de la diffusion préalable de l'information aux médecins et aux media. Si l'auteur et les autorités concernées souhaitent obtenir un manuscrit soumis à un journal donné, ils doivent consulter le rédacteur en chef avant toute diffusion publique. Si le rédacteur en chef est d'accord sur le besoin d'une diffusion immediate, il doit renoncer à sa politique de limitation de la publicité sur les prépublications.
3) Les règles élaborées pour limiter la publicité sur les prépublications ne doivent pas être appliquées dans les media à la présentation de communications dans des congrès scientifiques, ni aux compte-rendus publiés sous forme d'actes de ces congrès (voir Publications doubles ou redondantes). Les chercheurs présentant leur travail dans un congrès scientifique doivent se sentir libres de discuter de leur présentation avec les journalistes mais il faut les dissuader de donner plus de détails sur leur étude que ce qui a été présenté dans leur communication orale.
4) Lorsqu'un article est sur le point d'être publié, le rédacteur en chef peut souhaiter aider les media grand public à préparer un compte rendu exact en fournissant un communiqué de presse, en répondant à des questions, en fournissant à l'avance des exemplaires de l'article scientifique ou en renvoyant les journalistes vers les experts adéquats. Cette assistance doit se faire à la condition que les media collaborent en faisant coïncider la parution de leurs communiqués avec la publication de l'article dans la revue scientifique.
- Publicité
La plupart des revues médicales comportent de la publicité ce qui génère pour elles des revenus, mais la publicité ne doit pas influencer les décisions éditoriales. Les rédacteurs en chef doivent avoir l'entière responsabilité de la politique publicitaire. Les lecteurs doivent pouvoir facilement distinguer la publicité de l'information éditoriale. La juxtaposition d'informations éditoriales et d'annonces publicitaires concernant les mêmes produits ou les mêmes sujets doit être évitée ; les espaces publicitaires ne doivent pas être vendus à la condition que l'annonce publicitaire apparaisse dans le même numéro qu'un article particulier.
Les revues ne doivent pas être dominées par la publicité et les rédacteurs en chef doivent faire attention à ne pas publier des annonces publicitaires émanant de seulement un ou deux annonceurs ; dans ce cas les lecteurs pourraient croire que le rédacteur en chef subit l'influence de ces annonceurs.
Les revues ne doivent pas comporter de publicité pour des produits dont il a été prouvé qu'ils présentent des risques importants pour la santé, par exemple le tabac. Les rédacteurs en chef doivent s'assurer qu'ils respectent les normes existantes sur la publicité, sinon ils doivent mettre en place leurs propres normes. Enfin, les rédacteurs en chef doivent prendre en compte toutes les critiques relatives à la parution de publicités.
- Suppléments
Les suppléments sont des recueils d'articles en rapport avec certains numéros ou sujets de la revue ; ils sont publiés sous forme d'un numéro spécial ou d'une seconde partie d'un numéro normal et sont habituellement financés par des fonds n'émanant pas de l'éditeur de la revue. Les suppléments peuvent avoir des objectifs utilitaires : formation, échange d'informations liées à la recherche, facilité d'accès à des informations ciblées et amélioration de la coopération entre organismes universitaires et entreprises privées. Le mode de financement des suppléments peut influencer le choix des sujets et les points de vue exprimés. En conséquence, les rédacteurs en chef doivent respecter les principes suivants :
1) Le rédacteur en chef de la revue doit assumer l'entière responsabilité de la politique, des procédures et des sommaires concernant les suppléments. Le rédacteur en chef doit donner son accord pour la désignation de tout responsable d'un supplément ; il doit conserver son autorité qui doit lui permettre de refuser la publication de certains articles.
2) Les sources de financement de la recherche, des congrès et de la publication doivent être clairement indiquées et bien mises en évidence dans le supplément, de préférence sur chaque page. Autant que possible, le financement doit provenir de plus d'un sponsor.
3) La publication de publicités dans les suppléments doit respecter les mêmes règles que dans les autres numéros de la revue.
4) Le rédacteur en chef doit permettre aux lecteurs de distinguer facilement les pages classiques des pages de suppléments de la revue.
5) La publication directement par l'institution qui finance ne doit pas être autorisée.
6) Le rédacteur en chef de la revue et le responsable du supplément ne doivent accepter ni avantages personnels, ni indemnisation excessive de la part des sponsors des suppléments.
7) La double publication d'articles dans des suppléments doit être clairement identifiée en citant l'article original. Les publications redondantes doivent être évitées.
- Rôle de la rubrique "Courrier des lecteurs"
Toutes les revues biomédicales doivent offrir une partie consacrée à des commentaires, des questions ou des critiques sur les articles déjà publiés et dans laquelle les auteurs peuvent répondre. Il s'agit habituellement, mais non nécessairement, d'une partie prenant la forme d'une rubrique "Courrier des lecteurs". L'absence d'une telle rubrique prive les lecteurs de la possibilité de réagir sur des articles de la revue qui ont présenté un travail original.
- Articles concurrents basés sur la même étude
Il peut arriver que les rédacteurs en chef reçoivent des articles provenant d'auteurs différents qui présentent des interprétations concurrentes d'une même étude. Le rédacteur en chef doit décider comment les manuscrits concurrents qui leur sont soumis plus ou moins simultanément par des équipes ou des auteurs différents doivent être évalués ; il peut également se demander comment traiter un tel manuscrit quand un manuscrit concurrent a été ou est sur le point d'être soumis à une autre revue. Laissant de coté le problème non résolu de la propriété des données, nous allons discuter maintenant de ce que les rédacteurs en chef devraient faire lorsqu'ils sont confrontés à la soumission de manuscrits concurrents basés sur la même étude.
Nous traiterons de deux types de soumissions multiples : les soumissions par des collaborateurs qui ne sont pas d'accord sur l'analyse et l'interprétation de leur étude et les soumissions par des collaborateurs qui ne sont pas d'accord sur la nature des faits et sur le type des données à décrire.
Les observations générales suivantes pourront aider les rédacteurs en chef ainsi que tous ceux qui ont ce genre de problèmes à régler.
Divergences sur l'analyse ou l'interprétation
Les revues ne souhaitent généralement pas publier séparément les articles provenant d'auteurs d'une même équipe de recherche et qui sont en désaccord sur l'analyse et l'interprétation des données; il faut dissuader les auteurs de soumettre de tels manuscrits. Si les collaborateurs d'une même équipe ne peuvent se mettre d'accord sur l'interprétation de leur travail avant de soumettre leur manuscrit, ils doivent faire en sorte de soumettre un seul manuscrit présentant les différentes interprétations tout en faisant part de leurs divergences de vue au rédacteur en chef. Ce dernier doit alors demander aux experts d'étudier le problème résultant de cette situation. Une des fonctions importantes de l'évaluation par les pairs est d'évaluer l'analyse et l'interprétation des auteurs puis de suggérer les modifications adéquates dans les conclusions avant publication. Une autre possibilité peut être la suivante : après publication de la version contestée, le rédacteur en chef peut souhaiter prendre en considération une lettre à l'éditeur ou un deuxième article soumis par les auteurs contestataires. Les soumissions multiples placent les rédacteurs en chef devant un cas de conscience. La publication d'articles antagonistes provenant d'auteurs en désaccord peut entraîner une perte de place dans les revues et semer la confusion dans l'esprit des lecteurs. Par ailleurs, si le rédacteur en chef publie sciemment un article rédigé seulement par une partie des membres de l'équipe de recherche, on peut considérer qu'il refuse aux autres membres de l'équipe leurs droits légitimes d'en être considérés comme les co-auteurs.
Divergences sur les méthodes et les résultats rapportés
Quelquefois, les chercheurs ne sont pas d'accord sur ce qui a été véritablement fait ou observé ainsi que sur les données qui devraient être rapportées. L'évaluation par les pairs n'est pas à même de résoudre ce problème. Le rédacteur en chef doit refuser de continuer à prendre en considération de telles soumissions multiples tant que le problème reste posé. De plus, en cas de révélation de malhonnêteté ou de fraude, le rédacteur en chef doit en informer les autorités appropriées.
Les cas précédemment décrits doivent être distingués des situations dans lesquelles différents auteurs ne travaillant pas en collaboration soumettent des articles séparément qui sont fondés sur des analyses différentes de résultats publiquement accessibles. Dans de telles circonstances, la prise en compte de ce type d'articles peut être justifiée et cela peut même être un bon argument pour publier plus d'un seul article car les différentes analyses peuvent être complémentaires et aussi valables les unes que les autres.
Membres du Comité International des Rédacteurs en Chef de Revues Médicales : Linda Hawes Clever, Western Journal of Medicine ; Lois Ann Colaianni, U.S. National Library of Medicine; Franck Davidoff, Annals of Internal Medicine ; Richard Glass, JAMA ; Richard Horton, The Lancet; George Lundberg, JAMA ; Magne Nylenna, Tidsskrift for Den Norske legeforening ; Richard G. Robinson, New Zealand Medical Journal ; Richard Smith, BMJ ; Bruce P. Squires, Canadian Medical Association Journal ; Robert Utiger, The New England Journal of Medicine ; Martin Van Der Weyden, The Medical Journal of Australia ; Patricia Woolf, Princeton University.